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Céréaliers, des éleveurs comme les autres !

Nous le savons, en bio, les matières organiques que nous apportons sur nos parcelles sont transformées en minéraux pour alimenter les cultures. Cette minéralisation est réalisée par tout un écosystème biologique complexe qu’il est indispensable de préserver.

Des bactéries naturellement présentes dans les parcelles,  pas besoins d’en acheter !

Contrairement à ce que nous pouvons attendre, les sols ne sont pas morts. Ils peuvent être abimés certes, mais tous les sols agricoles sont bien vivants. Entre 6 et 10 tonnes de biomasse vivent et travaillent sous les sabots de vos vaches ou sous les roues de vos tracteurs.

Il est important de se souvenir que cette diversité de vie rend de nombreux service au premier rang desquels se trouve la fonction de transformer les matières organiques en matières minérales pour permettre l’alimentation des plantes. Ainsi, même s’en posséder d’animaux, il est très important de comprendre que dans nos sols se trouve un véritable « troupeau » de microorganismes qu’il faut élever si l’on souhaite voir ses cultures se développer et être saines.

Dans les sols, entre 6 et 10 tonnes de biomasse sont naturellement présentes

 

Le bien-être animal ? Comme pour tout élevage, fondamental si l’on souhaite être performant !!

Il n’y a pas de miracle, si l’écosystème sol n’est pas accueillant, la faune et la flore ne se développeront pas correctement et peuvent parfois laisser la place aux pathogènes. Il est illusoire d’espérer améliorer le fonctionnement du sol en achetant des produits contenant des bactéries.

Des sols aérés pour respirer :

Un sol « accueillant » est un sol aéré. La porosité d’un sol qui fonctionne bien doit représenter environ 50 % du volume de sol. Cette porosité permet aux organismes du sol de respirer et à l’eau de circuler en évitant les engorgements qui sont synonymes d’asphyxie.

Des matières organiques pour bien manger :

Pour se développer, nos microorganismes ont besoins de bien manger. Pour cela, il est important de bien veiller à équilibrer le bilan humique. En effet, à chaque fois que des matières organiques se transforment en minéraux, c’est le stock de matière organique du sol qui diminue. Il ne faut donc pas oublier de le réalimenter. Les sources de matières organiques, leurs compositions et donc leur fonctionnement et l’impact qu’elles ont sur la vie du sol, peut être très variable. Il n’y a pas de mauvaises matières organiques. Par contre, il peut y avoir de mauvaises utilisations et des équilibres non respectés. Adapter le choix de la matière organique aux besoins de son sol et de ses cultures, c’est possible : demandez à votre conseiller !!

Et un pH correct pour bien travailler :

Pour maintenir un écosystème favorable à la vie biologique du sol, il est préférable de veiller à maintenir un pH correct. Vous le savez, l’acidification des sols est un phénomène naturel et incontournable quel que soit le type de sol. Il est donc important de vérifier régulièrement à quel niveau de pH se trouve vos parcelles. Dans tous les cas, il faut être attentif à maintenir un niveau de pH supérieur à 5,8. En effet, en deçà, l’aluminium présent dans les sols peut se solubiliser et devient toxique pour les plantes. Notons que dans les sols calcaires (i.e. présentant du calcaire actif), le pH varie très peu au cours de l’année et reste proche de 8.

Attention !  le pH est variable en fonction de la saison. Il sera d’autant plus bas que l’activité biologique de votre sol sera intense. Il est important de bien tenir compte de ce phénomène et de le mesurer toujours à la même période (plutôt fin d’été) et dans les mêmes conditions culturales.

La pH est variable en fonction des saisons

 

Mickaël GREVILLOT, conseiller Bio, Chambre d’agriculture de Haute-Saône

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